J’ai peur de l’eau, alors je traverse l’atlantique à la rame !

Ce titre résume l’histoire de Mylene PAQUETTE.

Cette Québécoise de 35 ans est arrivée à Lorient le 14 novembre dernier après 129 jours de traversée de l’Atlantique nord à la rame en solitaire depuis la Nouvelle-Ecosse, une province de la côte Atlantique du Canada.

A l’approche des côtes européennes, durant les 15 derniers jours de sa traversée, Mylène a dû faire face, sur son petit navire, à diverses tempêtes. Il y a eu celle à l’origine des vagues énormes surfées à Nazaré au Portugal fin octobre, et celle qui a contraint les organisateurs de la course à la voile entre le Havre et le Brésil à retarder le départ de la course de plusieurs jours. Lire la suite

Lettre à Francois GABART.

Uhainaren Ohana – la famille de la mer.

Par Peyo LIZARAZU

 

Cher Francois,

On ne se connait pas mais je veux t’écrire. Je dois t’avouer n’avoir suivi le Vendée Globe qu’avec peu de régularité, surtout à partir du moment où mon amie Sam abandonna au large du Portugal. Je t’écris car j’ai eu la chance et le bonheur d’écouter tes réponses à des questions posées en direct, certaines intéressantes, d’autres clairement mesquines, le lundi 28 Janvier dernier, sur une chaine de radio nationale à une heure de grande écoute, à peine 24 heures après ton retour sur terre. Tu sembles gérer toutes ces remarques et questions avec autant d’intelligence que celles dont tu as fait preuve pour arriver premier aux Sables d’Olonne. Je te souhaite la bienvenue sur la terre ferme !

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Uhaina-ren Ohana, La famille de la vague. Par Peyo Lizarazu

Les grosses vagues d’hiver, première partie.

L’automne et l hiver sont synonymes pour tous les surfeurs de l’hémisphère nord du  retour des grosses houles consistantes. Qu’on soit dans le pacifique nord ou dans l’atlantique nord, les surfeurs attirés par les grosses vagues attendent cette époque avec impatience.

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Du surf à Paris?

Du surf à Paris ? Oui. Non ce n’est pas le « mascaret » version Seine qui aurait repris ses droits historiques après avoir disparu dans les années 60 suite aux régulières opérations de dragage. Ce n’est pas non plus la dernière exposition du grand photographe Sylvain CAZENAVE, régulièrement invité à présenter ses plus beaux clichés dans la capitale pour le plus grand bonheur des passionnés de photos et des surfeurs Parisiens. Ce n’est pas  non plus un de ces projets de piscine artificielle à vague qui auraient finalement vu le jour dans la capitale.

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L’incroyable histoire de Donald Crowhurst ou la vie avant le Vendée Globe.

 

Uhainaren Ohana *, la « famille de la vague »:

Uhaina : vague (euskara, basque)

Ohana : famille (polynésien)

Par Peyo LIZARAZU 

 

L’incroyable histoire de Donald Crowhurst ou la vie avant le Vendée

 

« Uhainaren Ohana », la famille de la vague. Une famille ouverte sur le monde et ses territoires si différents les uns des autres mais qui terminent ou commencent tous par une mer, un océan, tous caressés par l’écume d’une houle.  Au cœur de l’actualité ces temps-ci, un sujet qui n’est pas considéré par le plus grand nombre comme un sport de glisse ou sport un extrême. Ce monde fait pourtant bien partie de ce que je définis comme « l’Uhainaren Ohana » : la voile, la course au large, la course au large en solitaire. Le Vendée globe, course mythique.  Voilà trois semaines quasiment les participants à cette édition 2012 /2013 du Vendée Globe ont pris le départ. Encore une fois, golfe de Gascogne et le poteau noir se sont révélés comme de belles mises en bouche à ce tour du monde sans escale et sans assistance.

Que pousse ces hommes et ces femmes à se lancer dans une telle course ? L’amour de la voile ? Espérons-le. Je le pense. Je me souviens ainsi d’une histoire tragique. L’histoire d’un homme pris dans un terrible engrenage. L’histoire de Donald Crowhurst. Une histoire qui m’a touché, aventure parmi les aventures du « Golden Globe Challenge », l’ancêtre du Vendée Globe lancé en  1968 depuis l’Angleterre à l’initiative de Sir Francis Chichester. J’ai découvert cette histoire par hasard, il y a quelques années, au détour d’un magnifique documentaire produit par la BBC et diffusé sur ARTE en 2007. Cette histoire a été remise sous les projecteurs en 2011 avec la sortie du dernier roman de l’écrivain Jonathan Coe intitulé «  La vie très privée de Mr Sim ». Isabelle Autissier s’inspira aussi de cette tragédie dans son roman «  Seule la mer s’en souviendra ».

Donald Crowhurst avait des airs d’extra-terrestre sur la ligne de départ de ce Golden Globe. Sa principale expérience de mer était liée à son travail : il créait et commercialisait alors un équipement de navigation. A part ça, peu d’heures passées sur les ponts de bateaux. Que s’est-il passé dans sa tête pour prendre le départ de cette course, sans expérience, avec une préparation bâclée. La pression de ses partenaires peu scrupuleux de l’époque ? L’ambition honnête d’un homme accueilli par un milieu de spécialistes respectueux et peu enclins à juger et dénigrer un personnage certes un peu décalé ?

Donald Crowhurst perdit la vie à l’issue d’un tourbillon terrible. Son chemin jusqu’à la ligne de départ fut chaotique. La suite fut à l’image de cette préparation. Après avoir laissé croire au comité de course,  ses amis et ses partenaires qu’il avait suivi ces désormais fameuses voies maritimes autour du monde, on réalisa après coup qu’il avait erré en rond dans l’Océan Atlantique. Histoire incroyable, dans le contexte aventureux de ces années 60 sans communication satellitaire ni GPS. Les tricheurs et les menteurs existent aussi de nos jours, dans le sport, dans le travail, dans la vie. Seule différence notoire par rapport aux fameux exemples récents liés au cyclisme, Donald Crowhurst aura été poussé à mentir, à se mentir, avant que la mer ne le rattrape et ne l’avale. Cette course inaugurale fut  aussi tragique que mythique. C’est durant cette même course que Bernard Moitessier donna un tournant différent à sa vie, en préférant repartir pour un tour de voile plutôt que revenir à la vie normale.

 

Le Vendée Globe, univers d’hommes… et de femmes. J’ai le plaisir – et l’honneur- de compter la seule participante –malchanceuse- à cette édition du Vendée Globe parmi mes amis : Samantha Davies. J’aurai même pu compter deux amies participantes si Anne Liardet n’avait dû renoncer à prendre le départ de cette nouvelle édition. Les femmes sont là, pas besoin d’en rajouter. Pas besoin de la campagne de communication récente de la skieuse américaine Lyndsay Vonn qui souhaite pouvoir se mesurer à ses collègues masculins. Certains diront qu’il faut en passer par là pour modifier des mentalités. Je dirais juste les femmes sont là dans la voile et que c’est bien. Ne renonce pas  Sam ! A très vite pour une session de surf ou une balade en Pays Basque.

 

Bonne chance à tous les participants encore en course dans ce Vendée Globe 2012/2013 !

Liens.

Deep Water / L’homme qui voulait défier les océans.

http://www.youtube.com/watch?v=ePAfjxI4rws